histoire du manga

Avec plus de deux cent mille exemplaires vendus par tome (la série en compte 42), Dragon Ball est un véritable raz de marée.



La recette de ce triomphe ? Les jeunes lecteurs français sont rapidement conquis par le dynamisme du dessin, la qualité des intrigues, et la place essentielle accordée aux personnages. Ils ont des failles, des secrets lourds, ils se trahissent, se révoltent, se battent : mais plus que des luttes improbables contre l’incarnation du Mal, c’est souvent contre eux-mêmes que se livre le véritable affrontement. Dans les manga pour enfants et adolescents, les valeurs prônées restent le courage, l’obstination, l’amitié et le respect de l’autre (y compris de son ennemi) : des valeurs dont la portée est universelle.



Fortes de ce succès, les Éditions Glénat vont multiplier toutes les audaces : elles lancent en 1994 la revue mensuelle de prépublication Kameha qui doit aider au développement du manga. Revue de 200 pages, elle présente trois séries totalement inconnues des lecteurs. Malheureusement le public n’est pas encore prêt et Kameha disparaît trois ans plus tard.



Le 14 juin 95, le Studio Canal + lance le dessin animé de long métrage Porco Rosso de Hayao Miyazaki. Malgré une sortie en salle très confidentielle, Glénat décide quand même de relayer ce chef-d’œuvre. Il publie les quatre volumes d’animés comics tirés du film. Cette même année le tome 14 d’Akira achève une saga débutée en 1988. À cette occasion, la RATP personnalise 50 000 tickets à l’effigie d’Akira. La reconnaissance du manga en tant que genre à part entière de la bande dessinée arrive lors de l’édition de 1995 du Festival International de la Bande Dessinée d’Angoulême : la création d’un espace manga témoigne ainsi de l’importance de cette branche dans l’activité éditoriale. Le manga fait partie du Neuvième Art et peut désormais être récompensé. Ainsi en décembre 1998, le Festival BD de Charleroi-Images distingue pour la première fois les manga : le prix du meilleur auteur va à Osamu Tezuka pour l’ensemble de son œuvre, et le prix du meilleur album à Neon Genesis Evangelion de Yoshiyuki Sadamoto.



Depuis 2002, les Éditions Glénat s’ouvrent à un public plus adulte et permettent de découvrir des séries, comme Gunnm Last Order, Parasite, Say Hello to Black Jack ou Berserk entre autres. En 2005 la création du label Bunko, l’équivalent de « la Pléiade » pour la bande dessinée japonaise, met à jour des chefs-d’œuvre du manga comme L’École Emportée, Urusei Yatsura (Lamu), Sommelier, Baptism... En 2008, Glénat continue d’élargir son public avec la publication de la série Les Gouttes de Dieu, qui touche un public totalement néophyte en manga. En 2009, afin de mettre à la disposition du plus grand nombre les trésors du patrimoine manga, les Editions Glénat lancent la collection Vintage, consacrée aux œuvres fondatrices les plus emblématiques de l’histoire du manga.



Le choix de Glénat est de proposer un catalogue d’auteurs dont la variété témoigne de la diversité du manga, le catalogue est composé de 50% de shônen (adolescent masculin), 25% de shôjo (adolescent féminin) et 25% de seinen (adultes).



Grâce à des choix éditoriaux exigeants, les Editions Glénat ont su bâtir de solides bases pour le manga en France et ont permis une reconnaissance de ce genre, confirmée en juin 2005 par la remise de l’insigne de Chevalier de l’Ordre des Arts et des Lettres à Mr. Katsuhiro Otomo, le créateur d’Akira.

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